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La Francophonie sous le signe de la décolonisation:
Indochine – Afrique (1944-1960)
Au regard de l’ensemble des colonies française de l’Outre-Mer, la capitulation française face à l’Allemagne nazie, en 1940, fait s’effondrer l’idée du «mythe du colonisateur invincible ».  Ainsi dans une configuration politique de nouvelle donne, le Général de Gaulle, chef de la France libre, définit les perspectives d’une évolution des colonies africaines en réunissant la Conférence de Brazzaville (30 janvier - 08 février 1944). S’agissant des colonies indochinoises (le Tonkin, l’Annam, la Cochinchine ou (l’actuel Vietnam), le Cambodge et le Laos) la même perspective d’évolution fit l’objet de la déclaration du 24 avril 1945 qui allait dans le même sens : « celui d’une relative autonomie interne au sein de l’Union française ». Au demeurant, la France entend toutefois maintenir son autorité administrative dans l’Outre-Mer. Pour preuve, au cours d’une réception, le 15 février 1945, au ministère des colonies à l’occasion de la fête du Têt (nouvel an vietnamien), le ministre Giaccobi déclarait « les terres d’Outre-Mer (…) n’étaient que le prolongement de la mère patrie». Le Général de Gaulle, alors présent, fut plus explicite : « la France projette d’associer les espoirs de leurs peuples au sien (…). Dans l’Union indochinoise et partout où s’étend sa protection, elle (la France) est et elle restera sa seule mandataire. ».
Peine perdue, le soulèvement des Hanoïens, le 19 août 1945, qui s’étendit sur l’ensemble du territoire, changea la donne. Le 2 septembre de la même année, Ho Chi Minh proclamait l’indépendance du Nord-Vietnam. La tentative de reconquête française fut sa défaite à Dien Bien Phu, le 7 mai 1954. La signature des accords de Genève, les 20-21 juillet, mit fin à l’Indochine française.
A partir de cette onde de choc, le vent de l’histoire changea le cours des événements et, ce qui était l’Empire français, amorça son déclin. La guerre d’Algérie, qui débuta en 1954, à la suite à Dien Bien Phu, aura raison de cette quatrième République coloniale.
En 1955, l’autonomie interne est accordée à la Tunisie. Le 26 mars 1956, elle devint indépendante quelques jours après celle du Maroc, survenue le 3 mars. L’Algérie, quant à elle, deviendra pleinement souveraine en 1962, suite aux accords d’Evian.
Un peu plus tôt, en octobre 1958, le Général de Gaulle, revenu au pouvoir, propose une nouvelle constitution française par voie référendaire. C’est le début de la cinquième
République. Au cours d’une longue tournée qu’il effectue dans les colonies d’Afrique noire et de Madagascar, il propose à ces pays le choix entre une indépendance totale ou une indépendance dans la Communauté française. Seule la Guinée exigea « l’indépendance intégrale et immédiate ». Pour les autres pays de l’Afrique subsaharienne francophone, l’année 1960 sera celle de leur «indépendance négociée ». En cette année 2010, cinquante ans après l’accession à leur souveraineté, les Etats africains semblent marquer le pas dans leurs relations avec l’ancienne puissance colonisatrice.
Joseph Ahekoe