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France Della Motte
France Della Motte

Interview France Della Motte

 

Qu’est-ce qui vous a amenée à l’écriture ? — Il suffit d’une plume pour se faire entendre ! Ayant enfin atteint l’âge de la réflexion, j’ai remarqué les lacunes de l’enseignement catholique à propos de la Divine Mère co-fondatrice de l’immensité cosmique. Dans notre livre Le Grand Monarque, nous l’avons nommée Ma-Dieu L’Esprit-Sainte. Le clergé a fait une totale impasse sur son existence alors que des pages et des pages nous parlent d’Elle dans l’Ancien Testament. Il suffit de lire les Proverbes ch. VIII suivi du ch. IX : 

« Dès l’ éternité je fus fondée,

Dès le commencement, avant l’ origine de la terre.

Quand l’ abîme n’ était pas, je fus enfantée,

Quand n’ étaient pas les sources jaillissantes.

Avant que fussent implantées les montagnes, 

Avant les collines, je fus enfantée ; 

Avant qu’ il eût fait la terre et la campagne

Et les premiers éléments de la poussière du monde.

Quand il affermit les cieux j’ étais là, 

Quand il traça un cercle à la surface de l’ abîme,

Quand il condensa les nuées d’ en-haut,/ Quand il fixa les sources de l’ abîme ;

Quand il assigna son terme à la mer,

-et les eaux n’ en franchiront pas le bord-,

Quand il affermit les fondements de la terre,

J’étais à ses côtés comme le maître d’ œuvre,

Faisant ses délices, jour après jour,/M’ébattant tout le temps en sa présence,

M’ébattant sur la surface de la terre

Et mettant mes délices à fréquenter les enfants des hommes. »

Si nous ouvrons le Livre de la Sagesse, nous lisons au ch.VIII v.22 que c’est ici le sommet de L’Ancien Testament, la Sagesse étant présentée comme une personne. Son origine divine est décrite, vv. 25-26 sous des images qui indiquent plusieurs de ses attributs : toute-puissance vv. 23-27, sainteté et immutabilité vv. 22- 25. Ils sont tous spécifiquement divins. Elle a une mission auprès des hommes, vv. 23-27. Elle a part au gouvernement du monde, comme à sa création. Elle est aimée de Dieu comme une épouse. Tous ces traits font de cet éloge de la Sagesse une préparation à la théologie trinitaire.  

 

Le Grand Monarque est une Féerie cosmique et musicale écrite entièrement en alexandrins. Pouvez-vous nous expliquer votre choix ? — Je vous dirai seulement qu’il ne m’aurait pas été possible de l’écrire autrement. Pendant de très nombreuses années, la poésie était ma seule forme d’écriture. Cela me convenait, là était mon style.

 

Certains poèmes ont été mis en musique sous le titre Amours Divines. Vous avez choisi la forme audio enrigistrée sur un CD magnifiquement illustré. — Ces poèmes répondent à de si nombreuses interrogations qu’ils remettent en cause des données considérées comme acquises dans les esprits depuis des millénaires. Ils ont tous été créés sous l’emprise de profondes émotions portées jusqu’à l’extrême, puis mis en musique par le compositeur Frédéric Rossoni idéalement inspiré par chacun des poèmes. Pour l’un d’eux, il a composé un Oratorio qui, à chaque écoute, éblouit l’auditeur. Pour se le procurer et avoir des extraits du CD : www.amoursdivines.fr

Courriel : info@amoursdivines.fr

 

Dans Le Grand Monarque, vous revisitez la Genèse, laquelle est un texte sacré et fondateur de la culture judéo-chrétienne.

Pourquoi avez-vous pris ce parti et n’avez-vous pas peur des réactions de l’Eglise ? — Le parti que nous avons pris est celui d’annoncer des Vérités qui se trouvaient cachées par les mensonges inventés par Lucifer  depuis des siècles. Notre foi en Jésus nous a ôté toute peur. 

Franck Della Motte et moi nous avons tous deux, et depuis longtemps, la très délicate et très difficile mission d’apporter à l’Eglise du Christ le foisonnement, l’abondance de nos découvertes sans lesquelles cette Eglise courrait le risque de s’atrophier ou de disparaître. Elle ne peut plus rester dans l’ignorance des réalités premières, surtout celles concernant l’existence du Mal ancestral détenu par Lucifer en personne depuis toujours. Ce damné personnage n’est ni une image ni une métaphore. Depuis le tout début des Temps, il est le vrai rival de notre Dieu d’amour. Le moment est venu de lever le voile, de comprendre et de dire avec l’apôtre Saint Jean qu’Apocalypse veut dire Révélation.

 

Peut-on dire que vous êtes un écrivain mystique ? — Pas du tout et en aucune façon. Même si je suis surtout poète, j’ai bien les pieds sur terre et je fais partie des écrivains pragmatiques qui ont le souci d’accorder la première place à l’action succédant à la réflexion.

 

Pouvez-vous nous dire comment vous sont transmises les révélations que vous nous rapportez ?  — Comme d’habitude, c’est par la voie des songes que me parviennent chacune des volontés divines. C’est ainsi que grâce à ces songes extrêmement précis je me suis trouvée forcée de revivre des événements déjà vécus par moi dans un temps très éloigné. Au début du livre Le Grand Monarque, il m’a fallu dire avec douleur que j’avais assisté en personne et de loin au tragique assassinat d’Abel. C’est un homme de forte stature, embauché par Caïn, qui le poursuivait, tandis que le jeune Abel fuyait tout en se sachant perdu. L’ayant rattrapé, le monstrueux criminel le couchant sur le sol, choisit de le tuer en se servant de sa hache avec laquelle il s’amusa à le débiter en tranches. Je vis surgir Caïn qui stoppa chez cet homme l’envie d’aller en massacrer d’autres…

Je sus que Caïn naquit par hasard, tel un fruit maudit, né d’une rencontre préméditée entre Adam et la démoniaque Lilith : c’était la manière la plus efficace qu’avaient choisie Lucifer et Satan pour briser l’amour jubilatoire et heureux vécu par le couple initial. Les deux affreux complices convoitaient Eve et pour assouvir à la fois leur concupiscence et leur folle jalousie envers Dieu comme envers Adam, aucune autre recette ne pouvait leur sembler plus adéquate !

Cette première trahison, diaboliquement orchestrée par Lucifer et Satan, fut suivie par beaucoup d’autres qu’il fut aisé de dissimuler. Leur but était que l’on oublie à jamais qu’Eve la divine avait vécu unie au divin Adam.

Aujourd’hui où la guerre sévit partout et en tous lieux, nous en sommes au même point qu’au début des Temps :  les femmes, Eve étant leur symbole diagnostiquée comme coupable et en aucun cas la victime, sont considérées par un grand nombre d’hommes comme des êtres mis à leur service. Pour eux l’heure est venue d’apprendre qu’à leur ancêtre Adam, Lucifer fit jouer le rôle de grand naïf se laissant abuser par le manège maléfique d’une Lilith. Puissent-ils bientôt se libérer des tentaculaires griffes lucifériennes !

 

Plusieurs parties de votre texte se prêtent à être transformées en refrains de chanson française. Est-ce que cela est fait à dessein ? — Non pas du tout ! Cela s’est trouvé comme ça…Vous l’avez senti, vous l’avez découvert tout seul parce que vous êtes mélomane. La plupart des autres lecteurs ne le sentiront peut-être pas…

 

Qu’est-ce que représente pour vous la francophonie ? — Pour moi, comme pour tous ceux que j’estime et que je connais, la francophonie représente une ouverture totale sur le monde, ceci dans sa globalité. Elle nous donne en même temps la possibilité d’avoir accès à la littérature très variée, emplie d’écrits venus de peuples très divers vivant sur les cinq continents et unis par la langue française.

  Propos recueillis par Thierry Sinda